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dimanche 6 juillet 2025

Mlle CHOMET (1899-1991): UNE VIE A ARNOUVILLE BERCEE PAR LA MUSIQUE


Jeanne Chomet est née en 1899 en Argentine où son père était parti travailler pour une entreprise de travaux publics. Elle a enseigné la musique à des générations de jeunes élèves des écoles primaires de Gonesse et d'Arnouville, aussi bien à celle de la D.C.A, devenue ensuite l'école Jean Jaurès, qu'à l'école de La Gare, l'actuel groupe scolaire Danielle Casanova: vocalises, chants pour la fête des écoles, la distribution des prix... et La Marseillaise exécutée devant le monument aux Morts d'Arnouville-lès-Gonesse!


Elle enseignait aussi la musique aux adolescents du centre horticole de l'A.B.N.G. au château d'Arnouville.

Qui n'a le souvenir du guide-chant? L'élève qui actionnait le soufflet était parfois bien heureux d'échapper pour un temps à la chorale et au solfège!

Comment venait-elle? Mais... à bicyclette et par n'importe quel temps, le violon fixé sur le porte-bagages!  Ce n'est qu'en 1948 qu'elle s'est procuré un vélo Solex.

La "Grande Jeannette"- c'était son surnom - avait beaucoup de patience, surtout pour ceux qui chantaient faux, et elle supportait les perturbations avec beaucoup de diplomatie. Dans toutes les écoles, les élèves ont toujours admiré sa gentillesse et son amour de la musique. Le soir, après 16h, elle donnait des cours de solfège à ceux qui le désiraient et enseignait aussi à son domicile le violon et le piano.

Elle dirigeait la chorale du Cercle des Jeunes, qui se produisait lors des spectacles et des repas des Anciens à Arnouville. Pour les messes et les cérémonies, elle dirigeait aussi la chorale paroissiale. Elle réunissait cette dernière chez elle pour une agréable soirée lors du réveillon de Noël.

Elle a ensuite accompagné les élèves du Collège se rendant à la salle Pleyel à Paris pour assister à des concerts et des séances de ballets.

Dès l'heure de la retraite sonnée, elle a chanté à la chorale du 3ème âge. A la maison de retraite où elle a fini ses jours à l'âge de 92 ans, elle avait emporté son violon, en jouant parfois avec le médecin de service! En hommage à Mademoiselle Chomet, la municipalité d'Arnouville-lès-Gonesse baptisa une ruelle donnant sur l'avenue de la République "l'Allée de l'Archet".

Texte établi d'après les souvenirs recueillis auprès de M.BOVO
ancien membre du club Arnouville et son Passé - section de l'A.L.A.C

lundi 28 août 2023

ARNOUVILLE: L'AVION DE PARISOT SUR LA PLACE DE LA GARE EN 1910

Léon Emile Parisot est né le 29 janvier 1881 près de Provins en Seine et Marne. Ses parents sont agriculteurs. 

Le 9 Août 1910, il obtient le brevet de pilote-aviateur n° 179, la France n'ayant délivré que 360 brevets d'aviateurs à la fin de cette même année. Le 18 août de la même année à 5h30, aux commandes du biplan Farman n°119, venant de Bouy-aviation, il atterrit sur le champ de manœuvres de Châlons, au grand ébahissement d'une compagnie du 106ème qui manœuvrait : il venait saluer sa fiancée, mademoiselle Biston habitant Châlons-sur-Marne. C’est le cœur doucement ému qu'elle reçut là, un cordial baiser et un bouquet de roses que lui remit son fiancé : "Permettez-moi, mademoiselle, de vous offrir les premières fleurs qui soient venues par la voie des airs!".

Le 27 août 1910, parti à 6h15 de Fismes dans la Marne, il descend à 7h25 au château de Pape-aux-Dames appartenant à M. Desjardins dans la commune d'Auger-Saint-Vincent dans l'Oise - gagnant ainsi le prix de 5000 francs offert par ce dernier à l'aviateur qui atterrirait le premier dans sa propriété. 


Le lendemain 28 août 1910 il atterrit sur le territoire de Gonesse, à proximité du Pont de la Concorde. Son aéroplane est présenté place de la gare de Villiers-le-Bel-Gonesse, devant le café-restaurant Gallemant, attirant ainsi tous les habitants des environs venus voir "l'attraction". 


Le 30 Août 1910, laissant son avion sur la place de la gare, il se rend à Paris... pour se marier! Il y épouse en effet Melle Marie Delphine Jeanne Biston. Il revient le lendemain à Arnouville lès Gonesse pour décoller d'un champ près de la gare, à la limite des communes d'Arnouville et de Villiers-le-Bel, à l'emplacement actuel des rues Raspail et Bouthillé. Ainsi Arnouville avait été "Le centre de tournage" d'une belle histoire d'amour...
Texte écrit par M. Bonnard, d'après des recherches de Robert Foucault.




dimanche 2 mai 2021

LE PROFESSEUR DICKSONN (1857-1939) PRESTIDIGITATEUR ARNOUVILLOIS

De son vrai nom Paul Alfred, comte de Saint-Génois, né en 1857 à Avesnes dans le Nord. Il demeurait au début du XXème siècle dans une maison dénommée "la Villa du Sphinx" - du nom d'un de ses tours de magie - à Arnouville-lès-Gonesse, chemin de Sarcelles (actuellement n°3 de l'avenue Pierre Curie, près du carrefour du Beauséjour).

Il était très décrié par les spirites, notamment pour les conférences qu'il faisait pour démystifier le spiritisme, très à la mode à cette époque. À cet effet, il se livrait à des tours de prestidigitation pour dévoiler les trucs employés par les spirites.
Simple amateur, il invente des tours de grande illusion comme la cangue chinoise. Le grand Robert Houdin, peu de temps avant sa mort, l’engage dans son théâtre; Dicksonn s’associe alors avec la veuve et prend la direction du célèbre théâtre du boulevard des Italiens.
Le mérite du Professeur Dicksonn est d'avoir innové et créé de nombreux tours de magie avec une présentation plus moderne. Ses trucs « personnels » sont innombrables, et l’on peut dire que, de tous les Prestidigitateurs, c’est Dicksonn qui a le plus produit.
Après trois années de succès, il fonde dans le passage de l’Opéra, un autre théâtre qui a porté son nom pendant sept ans — dans lequel il crée Le Sphynx, la Maison rouge, la Bohémienne, les Roses animées, la Moscovite, la Magie noire, la Sorcellerie russe, la Naissance d’Arlequin, l’oeuf de Christophe Colomb, l’Escamotage de Dicksonn par lui-même, etc... A fin de bail, il ferme son théâtre pour parcourir le monde, et le succès le suit partout.
Ses ouvrages:
1893. Mes Trucs.
1900. L’oracle de 1900.
1911. Trucs et mystères dévoilés.
1917. La vérité sur le spiritisme.
1927. Médiums, Fakirs et Prestidigitateurs.
1928. Mes trucs dévoilés
réédition du livre du professeur Dicksonn 2017 éd. Banquises et Comètes

collection ALAC section Arnouville et son Passé
(Extraits d'articles publiés par Jean-Pierre Pollet et Denis Watel, membres du club d'histoire Arnouville et son Passé, section de l'ALAC - et du site micromagie).

lundi 1 juillet 2019

samedi 10 octobre 2015

Visite d'un ministre au Château d'Arnouville lès Gonesse en 1961


Visite au château d'Arnouville en 1961 de M. Robert Buron
ministre des Travaux Publics, des Transports et du Tourisme. 
(collection ALAC section histoire Arnouville et son Passé, photo Goldner, droits réservés)

Derrière lui, sur le perron, M. Pierre Hérold, président de l'ABNG (Association Assistance aux Blessés Nerveux de la Guerre), fils de Madame Hérold, présidente fondatrice de cette institution. Mademoiselle Chomet, professeur de musique à Arnouville, fait chanter une chorale de pensionnaires et élèves du château.